Biphobie : hostilité, préjugés ou invisibilisation visant les personnes bisexuelles (ou pansexuelles). Les stéréotypes fréquents – “indécision”, “phase”, “infidélité” – servent souvent à nier la réalité de l’attirance pour plusieurs genres. La biphobie s’exprime autant par le rejet que par l’effacement (on nie, on minimise, on efface).
Lesbophobie : formes de haine, de rejet ou de mépris envers les lesbiennes. Elle se combine très souvent au sexisme (hypersexualisation, fétichisation, “ça va te passer”, pression familiale).
Repères utiles : la FRA (agence européenne) définit “lesbienne” et “bisexuel·le” comme des orientations légitimes, distinctes, et rappelle l’ampleur des discriminations encore vécues en Europe.
Santé mentale : la stigmatisation chronique (stress minoritaire) accroît les risques d’anxiété, de dépression et d’idées suicidaires chez les personnes LGB, bies et lesbiennes compris·es. Ce mécanisme est bien documenté par la littérature scientifique.
Isolement et invisibilisation : pour les personnes bies/pans, l’“entre-deux” imposé socialement nourrit l’auto‑censure, le doute et la honte ; pour les lesbiennes, la pression de l’entourage et la sexualisation permanente créent de la peur et du retrait.
Sécurité : harcèlement, menaces, insultes et agressions restent fréquents et sous‑déclarés. En 2024, la police/gendarmerie ont enregistré 4 800 infractions anti‑LGBT+ (+5 % vs 2023), majoritairement des crime/délits (63 %). Le dépôt de plainte reste très faible (~4 % des victimes).
Lesbophobie : 188 cas spécifiques rapportés à SOS homophobie (12 % de l’ensemble des cas LGBTIphobes reçus par l’asso). Principales manifestations : rejet/ignorance (47 %), insultes (37 %), menaces (20 %). Les contextes les plus cités : famille (19 %), espaces publics (13 %), voisinage (10 %).
Biphobie / panphobie : 46 cas spécifiques rapportés. Manifestations : rejet/ignorance (48 %), insultes (20 %), harcèlement (17 %). Contextes : “mal de vivre” exprimé dans 33 % des témoignages, famille (28 %), haine en ligne (11 %).
Infractions anti‑LGBT+ enregistrées par les forces de sécurité en 2024 : 4 800 (3 100 crimes/délits ; 1 800 contraventions). Les victimes enregistrées sont majoritairement des hommes, mais ces chiffres ne reflètent pas toute la réalité vécue (très forte sous‑déclaration, et associations reçoivent des cas spécifiques bies/lesbiennes non judiciarisés).
1982 : fin de l’inégalité pénale vieilles de Vichy (abrogation des dispositions discriminatoires), moment charnière pour l’ensemble des personnes LGB.
1999 : PACS ; 2013 : ouverture du mariage aux couples de même sexe.
2021 : PMA pour toutes – accès pour les couples de femmes et les femmes seules.
2022 : interdiction des pratiques dites de “conversion” (orientation sexuelle / identité de genre).
Plan national 2023‑2026 contre les haines et discriminations anti‑LGBT+ (DILCRAH) – coordination interministérielle, renforcement des centres LGBT+ et des dispositifs d’appui.
Biphobie : invisibilisation structurelle (“ça n’existe pas”, “tu vas choisir”), moqueries (“tu trompes forcément”), confusion avec pansexualité ou “effet de mode”, intersection avec misogynie (pour les femmes bies). Répondre = nommer, visibiliser, créer des espaces bi+.
Lesbophobie : double peine sexisme + homophobie (fétichisation, injonctions familiales, rumeurs). Répondre = politiques anti‑harcèlement, formation des pros, tolérance zéro dans l’éducation, le sport et l’entreprise.
Score ILGA‑Europe – Rainbow Map 2025 : 61 % (niveau “médian‑haut” en UE, progrès mais marge importante sur la reconnaissance des familles, la protection intersexe, le genre).
Contexte européen : l’UE constate encore de fortes discriminations ; la FRA fournit des données détaillées par groupe (dont lesbiennes et bies) pour piloter les politiques publiques.
SOS homophobie – écoute, accompagnement, collecte de témoignages (ligne d’écoute, chat).
Bi’Cause – association bi/pan : groupes de parole, entraide, plaidoyer.
Inter‑LGBT – coordination nationale, plaidoyer, événements (Pride).
Fédération LGBTI+ – réseau de centres & assos locales partout en France.
Fondation Le Refuge – hébergement/écoute jeunes LGBT+ (appel/SMS 7j/7, 8h‑minuit : 06 31 59 69 50).
CONTACT – écoute et médiation familles/jeunes (0 805 69 64 64 – horaires sur Psycom).
FLAG! – réseau de policiers, gendarmes, magistrats alliés ; outil de signalement.
Centres LGBT+ (locaux) – accueil, juristes, psys, groupes (carte et soutien de l’État dans le cadre du plan national).
Ne laissez pas la discrimination passer : parlez‑en, signalez‑la et soutenez les associations qui agissent près de chez vous.
+33 (0)9 74 74 87 65
hello@toussansfrontieres.org
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