Liée à la situation de famille

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Qu’est-ce que la discrimination liée à la situation de famille ?

En France, la situation de famille est un critère protégé par la loi : discriminer parce que quelqu’un est célibataire, marié·e/Pacsé·e, parent solo, qu’il/elle a (ou n’a pas) des enfants, etc., est illégal dans l’emploi, le logement et l’accès aux biens & services. Base juridique : Code pénal (art. 225‑1) et Code du travail (art. L1132‑1). 

Concrètement, ça recouvre par exemple :

  • refuser d’embaucher une personne parce qu’elle a des enfants (ou parce qu’elle n’en a pas) ;

  • écarter un·e candidat·e à la location parce qu’il/elle est parent solo ou a « trop » d’enfants ;

  • imposer des contraintes d’horaires injustifiées incompatibles avec la garde d’un enfant. Ces pratiques sont interdites par le droit français (emploi et logement). 

À noter : la grossesse est aussi protégée (critère distinct) ; les questions sur votre vie familiale sont interdites à l’embauche.
  • Santé & stress financier : les familles monoparentales sont sur‑exposées à la pauvreté (taux de pauvreté 32 % en 2021 ; il grimpe à 38,6 % avec ≥ 2 enfants), avec effets sur la santé mentale et le renoncement à des droits. 

 

  • Vie sociale & pro : horaires imprévisibles, réunions tardives, refus d’aménagements — autant d’obstacles qui évincent de fait des parents (surtout solos) de certains emplois. La loi encadre ces changements d’horaires et la conciliation vie pro/vie perso. 

 

  • Logement & sécurité : refus de louer « avec enfants » = discrimination ; des outils existent pour faire valoir ses droits. 

  • Part des réclamations “situation de famille” au Défenseur des droits : 2 % des dossiers discrimination reçus en 2024 (N = 5 679). Les domaines les plus fréquents tous critères confondus : emploi privé (27 %), emploi public (20 %), biens & services privés (11 %), logement (5 %). 

 

  • Contexte social : en 2024, 26,7 % des personnes en famille monoparentale vivent une privation matérielle et sociale (Insee). 

 

Lecture : les 2 % reflètent les dossiers signalés (fort non‑recours), alors que l’exposition des parents solos aux difficultés objectives (pauvreté/logement/emploi) est très élevée.
  • La liste légale des critères (dont « situation de famille ») est consolidée dans le Code pénal et le Code du travail. 

 

  • Logement : rappels réguliers et guides pratiques (« Louer sans discriminer ») ; dépôts de plainte possibles contre un bailleur ou une agence. 

 

  • Conciliation vie pro/vie perso : l’UE a fixé des droits minimaux (congé paternité, congé parental, congé aidant, souplesse d’horaires) via la directive 2019/1158 — transposée en droit français.

À l’embauche

  • Un recruteur ne peut pas vous interroger sur votre situation familiale (statut marital, nombre d’enfants, projet d’enfant). Questions interdites ; vous n’avez pas à y répondre. 

 

Au travail

  • Modifications d’horaires : un cadre existe (délai de prévenance, prise en compte possible d’obligations familiales, etc.). Faites‑le valoir et documentez vos échanges. 

  • Congé paternité (secteur privé) : 25 jours (ou 32 en cas de naissances multiples), depuis 2021. Congé parental : ouvert à partir d’1 an d’ancienneté (modalités secteur privé/public). 

  • Évolution à venir : le gouvernement travaille à un “congé de naissance” (entrée en vigueur envisagée fin 2025, sous réserve des textes définitifs).

 

Logement

  • Refuser un·e locataire parce qu’il/elle a des enfants ou est parent solo est interdit (sanctions pénales possibles). Des réseaux d’aide peuvent vous orienter. 

  • France : la “situation de famille” est explicitement un motif de discrimination prohibé (emploi, logement, biens & services). 

 

  • UE : pas de motif autonome “situation de famille” dans le cadre anti‑discrimination général, mais des droits concrets pour parents/aidants (directive 2019/1158 : congés et flexibilité).

  • Défenseur des droits – antidiscriminations.fr / 3928 : juristes, conseils, accompagnement (téléphone, tchat, accès sourds/malentendants). 

  • France Victimes – 116 006 : écoute 7j/7, orientation juridique & psychologique (toutes victimes d’infractions). 

  • CIDFF (Centres d’info sur les droits des femmes et des familles) : info juridique, emploi, parentalité, accompagnement de proximité. 

  • ADIL / ANIL (droit du logement) : conseils gratuits, neutres, en cas de discrimination à la location ; annuaire par département. 

  • UNAF/UDAF : réseau officiel des associations familiales, représentation et services aux familles (droits, accompagnement local).

Ne laissez pas la discrimination passer : parlez‑en, signalez‑la et soutenez les associations qui agissent près de chez vous.